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> La Canopée - 19/04/06

Nous sommes au dégrad Saramaca, le fleuve Kourou passe devant nous, il 8h00. Lionel, le guide arrive normalement à 9h00. Pour une question d’organisation,  nous sommes un peu en avance. En attendant, on observe le paysage.
Olivier s’est fait piqué par une magnifique chenille qui nous fait comprendre, par son apparence hostile, qu’elle ne devait pas être inoffensive. Au final quelques démangeaisons, des petits boutons, rien de grave.

olivier, au reveil degrad saramaca chenille
Olivier, en pleine forme!
Dégrad Saramaca
Sympathique petite chenille

8h45, Lionel pointe le bout de son 4x4. Il met la pirogue à l’eau, belle pirogue en bois de 12.5 m de long,

le fleuve Kourou
Sur le fleuve...

capacité12-13 personnes. Il l’a commandé apparemment au Surinam et l’a fait venir par la route, ça a dû être un sacré périple ! Accompagné de ses partenaires, Lionel prépare le matériel. D’autres personnes du groupe arrivent peu à peu. Nous grimpons tous dans la pirogue, et partons pour le carbet situé à environ 1h30 - 1h40 du dégrad. Il est 10h00. Discussion avec Lionel, explication de la flore, observation du paysage … le temps passe vite.
Le fleuve traverse sinueusement la forêt qui parait impénétrable. Pas un espace de libre. Chaque centimètre carré est occupé par la végétation. Les arbres font en général 20-30 m , très verdoyant mais les fleurs se font rares. Nous croiserons sur la première partie du trajet des légionnaires, surement en surveillance.

Dans la pirogue, en route pour le carbet de Lionel Lionel et sa pirogue Le degrad Saramaca Sur le fleuve Kourou le fleuve Kourou
Dans la pirogue, en route pour le carbet de Lionel
Sur dégrad Saramaca, préparation du matériel
Sur le fleuve Kourou, à travers la forêt...

Première pause vers 11h00 sur un petit banc de sable de 3-4m de long. On a l’impression que cette "mini plage" été faite pour nous ! Les « drogués » prennent leur clope, les autres mangent un morceau ou observent la forêt… La forêt est extrêmement dense, il suffit de s’enfoncer de quelques mètres pour mieux comprendre : la lumière s’assombrie, les lianes entravent la progression, la peur de rencontrer un nid de mouche feux ou de mygale se fait ressentir. Non accompagné, s’enfoncer est dangereux. Nous ne restons pas longtemps, tout le monde remonte dans la pirogue.

Cueillette de pois sucrées au bord du fleuve pois sucrées
Gousse de Wapa
Wasaï Wasaï
Cueillette de pois sucrées au bord du fleuve
La pulpe blanche et comestible du fruit entourant la graine est comestible, d'ou l'appellation "Le pois sucrée. "
Gousse de Wapa. L'arbre d'une trentaine de metres, représente environ 20 à 40% des arbres répértoriés. Son bois est dur, imputrescible et résistant aux parasites. Les gousses peuvent servir comme analgésique dentaire après decoction. La résine a des propriétés cicatrasantes.
Un Wassaï, grand palmier de 10 - 25m, a des qualités ornementales indéniables. Son coeur et la transformation alimentaire de ses fruits lui confèrent une grande valeur commerciale. La sève a des vertus cicatrisantes. La stipe (tronc du palmier) sert à la construction d'habitat. Voir quelques photos ici
Toile d'araignées solciales toile d'araignées sociales araignée sociale
Vu sur le fleuve Kourou depuis le berge
La forêt, mystérieuse, impénétrable mais si attirante.

Toile d'araignées sociales. Ces araignées vivent en colonies de plusieurs dizaines de milliers d'individus et occupent des toiles collectives de plus de 100m². L'espèce n'a ni reine, ni caste et tous les individus jouent le même rôle. Carnivores, ces araignées synchronisent leur attaque et peuvent capturer des proies pesant jusqu'a 700 fois leur propre poids.

Vue sur le fleuve Kourou depuis la berge
La forêt, mystérieuse, impénétrable mais si attirante.

Au bout de 30-40 min de navigation, le moteur ralenti et le débarcadère apparait. Même si la pirogue est confortable (un dossier dans une pirogue c’est royal !) nous sommes contents d’être enfin arrivés. Après quelques mètres sur un chemin surélevé en bois qui s’enfonce dans la forêt, nous voyons apparaître sur notre droite, planté au milieu des arbres, un carbet à 3-4 m du sol sur pilotis. C’est le carbet cuisine. En face de nous le carbet couchage. Perché dans les arbres, à 12m de haut, le carbet semble être simplement posé sur quelques troncs d’arbres bien frêles! En regardant de plus prés, on remarque que la construction à bien été pensée : 5 troncs (2 petits, 2 moyens et 1 énorme) servent de support au carbet. Un long escalier d’une trentaine de marches nous y emmène. Dans le respect de la nature, aucun tronc n’a été coupé, l’ensemble de la structure est faite d’éléments de la forêt mise à part quelques boulons visibles qui assurent notre sécurité. Toute la charpente du carbet repose sur un système de hauban (je ne pense pas que le terme soit exact..)  et permet ainsi de soutenir l’ensemble du carbet. Les troncs traversent de bas en haut le carbet. Sur le toit, joignable par une échelle, en plus de la magnifique vue à 360° dans le houppier des arbres, un espace a été aménagé pour les départs et arrivées de la tyrolienne. Hé oui ! Car si nous somme venus ici, c’est entre autre pour jouer à Tarzan !

Carbet de la canopée en pleine forêt
le carbet de la canopée structure du carbet Olivier, assis au pied des escaliers. dessous du carbet, la structures
Le carbet vue de face, et de coté.
Un système de "hauban" permet de soutenir le carbet.
l'echelle permettant d'aller sur le toit le toit du carbet la tête dans la forêt amazonienne les escaliers permetant de rejoindre la terre ferme rangé de hamac dans le carbet
L'echelle permettant de
rejoindre le toit
Plateforme du toit, départ
et arrivée des tyroliennes.
La tête dans la forêt
Guyanaise
 
La "chambre".

 

En tout cas pour le moment c’est l’heure du repas, et il parait qu’ici on mange super bien. La cuisinière, une "mama" brésilienne nous a préparé un excellent repas. Les accras sont excellents !
Des groupes sont constitués pour les 2 activités de la journée : tyrolienne et marche à pied. Pour la tyrolienne un départ est prévu vers 15h d’une durée de 2h et un autre vers 18h. Un 3eme groupe partira demain. Tout le monde se jette sur celui de 18h pour voir le coucher de soleil… Olivier et moi prendrons celui de 15h. Lionel nous équipe en harnais et direction le départ sur le toit. Après une petite mise en confiance, nous sommes accrochés au filin. Hop ! C’est parti pour 10s de descente. On frôle les arbres, les branches, mais tout le monde y arrive sans encombre.

Lionel nous équipe pour les tyroliennes

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Lionel nous équipe
pour les tyroliennes
   
attention au départ!
 
attention au départ!
 
   
   


Nous suivons en file indienne un petit layon étroit durant 10 min. Nous apercevons sur le chemin un nid de mygale creusé dans la terre. Une mygale est d’ailleurs au bord de son abri. Malheureusement un gars devant nous (nous l’appellerons « le blond » ) a eu la bonne idée de mettre une feuille dans le trou pour "voir ce que ça fait", la mygale disparait. Merci pour les autres derrières qui n’ont rien pu voir !
Nous arrivons au pied d’un immense arbre d’où descendent 6 cordes. Tout en haut de l’arbre, à 36m du sol, une petite plate forme en bois à peine visible nous attend. Le but est, par une méthode manuelle, de grimper le long de la corde et rejoindre cette plateforme afin d’avoir une vue sur la canopée.

explication de la methode pour monter essai avant de partir et c'est partie! Chacun son rythme plus que 20m!
Vérification du matériel
avant la montée.
Test de la technique...
et c'est parti!
Chacun son rythme

Plus que 20m!

 

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