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> Mercredi 3 mai, 5h00

trajet du 24-04-06

Dur dur… je me réveille et me lève péniblement. La nuit fût rude, dans la chambre de dessous des énergumènes complètement imbibés gueulaient pour je ne sais quoi, l’odeur de l’alcool remontait jusqu'à ma chambre ! 2-3 personnes ont essayé de les calmer, sans trop de succès…  L’idée me passe par la tête d’aller, à 5h00 du mat, gueuler un grand coup dans leur chambre histoire de passer mes nerfs… mais la raison (ou le manque de courage peut être) me fait rester dans ma chambre. Bref, toujours est-il qu’aujourd’hui je repars sur Cayenne. Mon avion décolle à 10h00. Je me suis levé tôt afin d’aller au marché acheter des sucos (jus de fruit) de toutes sortes vendus dans des sachets fermés par un élastique.
Au moment où je m’apprête à sortir, un employé de l’hôtel me demande si je reviens (hé oui, je n’avais pas payé) Je lui explique que je vais juste faire un tour au marché, mes affaires sont encore dans la chambre. « Perigoso ! (dangereux !)» me dit-il. Il ne faut pas aller au marché si tôt mais plutôt vers 7h00. Je discute, mais il me conseil plus que vivement de ne pas y aller si tôt. Bon, ne tentons pas le diable 3h avant le départ, je n’irai pas. Et après réflexion, il était peut être plus sage de ne pas transporter en avion des jus dans de simples sachets …
Vers 6h00 je règle ma chambre et me dirige vers l’avenue Présidente Vargas, en face de l’agence de tourisme. J’avais remarqué la veille que le bus « Pratinha-P Vargas » était passé dans le coin. J’attends 15-20 min et le bus arrive. L’habitude locale veut que pour arrêter un bus il faut se jeter devant : je m’exécute. Le bus s’arrête, je grimpe, paye les 1.5r$ et m’assieds.

Bus arrêt de bus
Bus de Macapa
Arrêt de bus


Apres 30min de trajet je redouble de vigilance car d’après mon guide il y a 40min de trajet et mon arrêt est à 50m avant l’aéroport, au niveau d’un rond point. Le bus est bondé, coup d’œil vite fait dehors je vois un rond point, et en arrière plan une tour de control. Heureusement quelques personnes ont demandé l’arrêt. Je me fraye un chemin et descend du bus. Soulagé, un panneau « Aéroporto Internacional do Belem » m’annonce que je suis arrivé au bon endroit. L’aéroport, complètement rénové en 2001, voit traverser 2.7 Millions de passagers par an (24 millions pour Orly, 54 millions pour Roissy). Grâce à de grandes ouvertures au niveau des plafonds, l’aéroport utilise au maximum l’éclairage naturel. Plusieurs petits jardins composés d’arbres d’Amazonie sont disposés sur les 2 étages de l’aéroport.

aéroport de Belem aéroport de Belem aéroport de Belem aéroport de Belem aéroport de Belem

J’entre dans le hall climatisé de l’aéroport et devant le comptoir de la TAF, j’aperçois une longue file d’attente.  Il est 7h30. A 8h30, rien ne bouge. 9h00, ça avance. 9h30 c’est à mon tour. Le gars de la compagnie regarde mon passeport et fronce les sourcils. C’est le genre de grimace que je n’aime pas beaucoup de la part de quelqu’un qui est censé me permettre de prendre l’avion. Il m’explique qu’a mon arrivé au brésil, à Oiapoqué, j’ai annoncé à la police fédéral que je resterai 7 jours, or aujourd’hui ça fait 9 jours : Je dois me rendre au bureau de la police fédéral de l’aéroport. Un policier et son équipe semble travailler. Je pose mon billet sur le comptoir et demande au policier s’il parle français ou anglais.
Il me répond qu’ici on est au Brésil et qu’au Brésil on parle portugais.
« Ecoute mon gars, ce n’est pas de ma faute si tu fais un complexe d’infériorité en ne parlant que ta langue maternelle ! » … Bon évidement cette phrase je ne lui ai pas dite, je ne pouvais risquer de dire quoi que ce soit envers un agent assermenté et qui de plus, tient mon passeport entre les mains. Il discute avec ses collègues, se gratte le front, ne sait pas trop quoi faire. « Sacré dossier le p’tit touriste là ! » me dis-je.
Soudain il me tend mon passeport et me dit : « no problema ! no problema ! »
« Ha ? Cool ! Obrigado ! »
Je repars au guichet et retransmet texto ce que m’a dit le policier « no problema ! »
Il me croit sur parole (Quel beau pays). Après avoir remplis quelques fiches, il me tend un papier et m’invite à aller payer la taxe d’aéroport à l’agence de la TAF située à quelques dizaines de mètres du comptoir. Je m’y rends d’un pas décidé, tend mon papier après avoir salué l’hôtesse d’accueil.
« 80r$, por favor »
Gloups, pas donnée la taxe ! Je donne ma carte de paiement.
« Naõ Cartão de credito desculpe! (Pas de carte de crédit désolé!) » me dit elle.
Ok super, où peut-on trouver un distributeur de billet svp ? Devant le comptoir de la TAF… ( !!!) Je prends mes billets, paye ma taxe, repasse par le comptoir, redonne mon papier. Terminé !
L’avion était prévu à 10h00, nous sommes partis à 11h40 (ce n’est qu’une question de patience…). Le voyage s’est très bien passé,  petite collation, sandwich fait maison, siège confortable, let's go back home !

aéroport de Belem
aéroport de Belem, arrivé de notre avion
belem
belem
Aéroport de belèm
Notre avion
Survol de Belèm
Survol de Belèm
La cot
survol de l'amazone
Macapa
survol de l'amazone
MAcapa, avec la trapiche.
Bande côtière de Belem
Survol de l'Amazone...
...et de Macapa
Le trapiche
aéroport de Macapa
macapa
?
?
Arrivée à Cayenne...
Aéroport de Macapa
La ville de Macapa
Non identifié (Orpaillage?)
Affluent de l'Amazone
Arrivée à Cayenne




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