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> Samedi 29 avril, 5H30.

La nuit fut moyenne. Placé en dessous de néons qui ne sont pas éteint la nuit, je me suis réveillé 3 – 4 fois.
J’entend du mouvement, les passagers commencent à s‘agiter, se laver, ranger .. je me lève précipitamment, « on est arrivé ?? » …  pas du tout ! il fait encore noir dehors ! Je me recouche. 6h00 le soleil est levé, et toujours pas de gratte ciel en vue. Parait qu’on arrive dans 1h30 – 2h.
« P’ti dej gratuit ! » m’annonce Viaje, qui est au courant de ma précaire situation financière.
 Parfait!, je vais manger mon morceau de pain dans la cuisine.
Le bateau continu son trajet sous la pluie. Un virage, deux virages, et un léger brouhaha se fait entendre dans le bateau. Les gens se dirigent vers l’avant. Comme la terre promise qui l’ont atteint, Belém apparait.

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Le temps commençait à être long, Belém est visible au loin et c’est un soulagement ! Le capitaine qui était en short-tong-tee-shirt se change en beau marin en costume blanc d’un genre proche de « la croisière s’amuse ». Les femmes changent leurs longues robes et savates en minijupe, petits hauts et chaussures à talon. Le maquillage est de rigueur.
Tout le monde est prêt à débarquer !
Le bateau arrive moteur au ralenti. Une nuée d’hommes habillés en bleus nous attend. Ce sont en fait des porteurs qui se ruent sur les familles pour porter leurs bagages et gagner quelques réal.

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8h00, je m’évade du port non mécontent de retrouver la terre ferme après 22h de navigation. J’ai hâte de prendre une bonne douche, poser mes affaires et entamé la deuxième partie de mon séjour. Mon plan m’indique l’hotel Unido à 600-700 m du port (Rua O de Almeida, 545). J’irai en marchant, cela me permettra de visiter le quartier par la même occasion. Je parcours les rues, découvre les buildings du centre ville, les bus qui roulent aussi bien qu’a Macapa, le trafic est dense. J’arrive à l’hôtel sans difficulté. Situé prés de la place de la République, l’hotel Unidos me semble parfait pour me régénérer, et sonder le quartier. En entrant dans l’hôtel j’entends 2 français discuter. Ce seront les premiers touristes que je verrais depuis que je suis au Brésil. Ca ne me manquait pas ! Bref, je demande une chambre (la + simple : 2 lits simples, clim, tv, 60r$) et y dépose mes affaires. Apres une bonne douche sous un système électrique d’eau chaude douteux, je m’en vais visiter la ville. Il est 10h00.

Je remarque qu’a Belém il n’y a pas de mototaxi, et plus généralement pas ou très peu de 2 roues. Certainement trop dangereux. Une nouvelle sur le site brasilyanne me confirme la dangerosité de la circulation.

12/06: Belém: un bus tue deux cyclistes
On ne soulignera jamais assez la dangerosité des chauffeurs de bus de la capitale du Pará. Dimanche après-midi, c'est un couple qui circulait à vélo près du stade du Mangueirão qui en a été victime: renversés par le bus, les deux sont morts, la femme sur le coup, l'homme à l'hôpital. Les chauffeurs de bus sont mal formés, hyper stressés (circulation intense, angoisse des attaques à main armée, pression des patrons...), ils se sentent autorisés à tout et prennent des risques invraisemblables. Quant aux cyclistes ou aux motards, dans ces régions du Brésil, ce sont toujours des gens trop pauvres pour s'offrir une voiture, et qui se voient donc obligés à risquer leur vie pour se déplacer (sauf à prendre... le bus!). (Amazônia Hoje)

Source : www.brasilyane.com

 La magnifique place couverte de verdure où il est bon de s’y reposer et flâner… si on exclut le bruit de trafic qui entour la place. Plusieurs bancs sont disposés un peu partout dans le parc, et au centre, une statue. Je ne sais pas ce qu’elle représente exactement. Autour de la place sont disposés une centaine de petits stand proposant, produit artisanaux, nourriture, CD/DVD pirates ..etc. Je fais un petit tour de la place et goûte, pour 1r$, une sorte de beignet à la pince de gratte accompagné d’un verre de jus de maracuja, encas sympathique.

place de la république
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Av Présidente Vargas
Place de la République
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Place de la République
Place de la République
Arrêt de bus
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Stand place de la République
Place de la République
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Place de la République
Place de la République
Place de la République
Place de la République
Place de la République

Teatro da Paz, l'un des plus beau batiments de Belèm. D'un style néoclassique, il faut érigé entre 1869 et 1874 et présentes toutes les fioritures architecturales de l'époque du boom du caoutchouc: colonnes, bustes, miroirs de cristal et décors intérieur à l'italienne. Le théatre a accueilli des stars brésiliennes et internationnales, d'Anna Pavlova à la choral des jeunes Viennois, en passant par les Cosaques. Des visites guidées de 30 min sont proposées toutes les heures.

place de la république Estacaõ das docas Estacaõ das docas
Teatro da Paz
Teatro da Paz
Teatro da Paz

Je me rends maintenant à l’Estacaõ das docas.  Les docks sont 3 entrepôts, situés sur le bord du fleuve qui ont été rénové durant l’an 2000 en centre commercial, restaurant, théâtres, poste…  Des grues jaunes bordent la promenade sur 300 – 400m. Le lieu est très bien entretenu, agréable, propice aux balades amoureuses. Je reviendrais ce soir, ça sera certainement plus animé.

Estacaõ das docas Estacaõ das docas Estacaõ das docas Estacaõ das docas Estacaõ das docas
Estacaõ das docas
Estacaõ das docas
Estacaõ das docas
Estacaõ das docas
Estacaõ das docas

En face du marché Ver-O-Peso, que je me réserve pour un autre jour, il existe un quartier très animé (non référencé dans mon guide), remplie de monde, de boutiques, de restaurants. D’énormes hauts parleurs crachent dans les rues autant de musiques différentes qu’il y a de boutique, l’endroit devient vite fatiguant. J’en profite pour aller manger un morceau au resto "Inter restaurant" : Couac, Poisson, viande, croquette et 2 bouteilles de guarana, tout ça devant la télé! La télé est omniprésente dans les restaurants au brésil. Elle nous accompagne lorsque l'on est seul, mais devient vite envahissante si l'on est accompagné... Je paye ma note (11r$) et m’en vais acheter mon billet pour le retour vers Cayenne. J’ai repéré une agence sur la place de la République. Après bien 1h d’attente j’ai mon billet. 369r$ pour un aller simple vers Cayenne via la TAM, départ mercredi 10h00. (3 vols par semaine : Lundi, Mercredi, Vendredi). Je retourne à mon hôtel pour ma petite sieste quotidienne.
Vers 19h-20h, il fait nuit, je repars sur les docks. L’endroit est apparemment un des principaux lieux de sortie. Les gens sont bien habillés, une multitude de couple se promènent paisiblement, s’embrassent amoureusement. Des lumières tamisées éclairent subtilement les grues et rendent le lieu intime et romantique. L’intérieur des entrepôts, plus animé et plus éclairé, ……
Je fais l’aller/retour tranquillement un peu avant la sortie, un jeune brésilien de 17-18 ans s’approche de moi par derrière. Je me retourne, il me demande l’heure. Je ne portais de montre par mesure de sécurité, je lui fais signe que je n’ai pas de montre. Je continue mon chemin. Le jeune continu à me suivre, de très près même, 2m à peine.  Je m’arrête sur une des balustrades, il s’arrête aussi et se met prêt de moi. Je le regarde, il tourne la tête. J’attends 10-15 min, et je le regarde à nouveau. Il me pose quelques questions, je lui réponds, mais aperçoit rapidement que 2 autres jeunes du même age s’assoient non loin de nous. Je trouve ça très louche et décide d’aller en direction des entrepôts remplis de monde, pour me rapprocher des vigiles. Le jeune brésilien passe devant moi, me coupe le chemin mais j’entre tout de même. Il est toujours derrière moi, s’assoie et fait mine de regarder un prospectus. Je m’énerve et lui demande (en français) pourquoi me suis t’il ?!!  Il me fait signe qu’il ne comprend pas. Je décide d’aller voir les vigiles. Je sors mon guide français-portugais et leur montre une phrase toute faite. L’agent de sécurité ne comprend pas…. Je sors mon guide brésilien et avec 2-3 mots bien choisis, lui explique qu’un homme en rouge me suit depuis un moment. Ca y est, elle a compris. Au même moment le jeune, repérable de loin car habillé en rouge vif, sort de l’entrepôt et s’éloigne. Apres quelques transmissions au talki/walki le vigile me dit qu’elle va surveiller et sort de l’entrepôt. Deux choix s’offrent à moi, je reste jusqu'à ce que le jeune s’en aille, je pars au risque de me faire attraper dehors. Je prends la deuxième solution, je ne vais pas rester 3h ici. Je décide de prendre la sortie par l’arrière de l’entrepôt, et dans les ruelles sombres des rues, file comme un fugitif dans mon hôtel. Je ne sais pas exactement ce que voulaient ces jeunes mais mon sac à dos devait être leur centre d’intérêt. Il n’y avait pas grand chose dedans mis à part mon portefeuille sans argent, mes 3-4 guides et quelques broutilles. Refroidi par la soirée, je la finirai devant la télé.



 

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