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> Jeudi 27 avril, 8H00.

8h00, on peut considérer que c’est une grasse mat’ !
Ce matin je vais visiter le village de Curiaù à 12 km de Macapa. Curiaù a été créé par les esclaves africains marron qui participèrent de 1764 à 1782 à la construction de la Forteresse de Saint Joseph.
Apres être sorti de l’hôtel, je me lance à la recherche du bus qui m’y amènera. Je demande le chemin à prendre à une personne m’expliquant qu’il faut prendre 2 bus, s’arrêter à un arrêt précis, … il hésite un moment et finalement me conseil de prendre une mototaxi ! Ok, je pense aussi que ça sera plus simple. J’en chope une et indique au motard ma destination. Etonné, il me fait répéter le nom du village, et d’un air de dire « bon, si tu veux y aller, allons s’y ! », il me tend un casque. Apres plusieurs minutes de route, au bout d’une longue ligne droite, nous passons une sorte d’arceau surplombant la route. Symbolisant l’entrée de la ville de Curiaù, de nombreuses écritures que je n’arrive pas à comprendre sont peintes un peu partout. Je comprends par contre très bien que les têtes de morts dessinées ne sont en règle générale pas des messages de bienvenu. Ce qui m’inquiète un peu plus ce sont les épouvantails pendus au dessus de la route avec une corde autour du coup. Les gens sont généralement assis devant leurs maisons, ils discutent. Les enfants sont dehors et jouent. Etrange atmosphère. La mototaxi continue sa route sous les regards curieux des habitants. La population est dans ce village exclusivement africain. Une maison sur deux est en cours de construction, le village vraisemblablement est en pleine expansion.
En rencontrant ce type de village on prend alors conscience que la communauté africaine (entre autre) est très peu représentée en centre ville. Contraste très impressionnant avec Cayenne (capitale de la Guyane) où le brassage ethnique compose le cœur même du pays !


- Population Guyanaise : 40% de Créole, 40% de population diverses (Chinois, Libanais, Brésiliens, Haïtiens, Surinamiens), 12 % de Métropolitains, Les Amérindiens répartis en six ethnies (les Arawaks, les Palikus, les Galibis, les Wayanas ou Roucouyennes, les Oyampis ou Wayampis, et les Emerillons) représentent environ 4 500 personnes. Les Noirs-marrons, (les Saramacas, les Bonis ou Aluqus, les Djukas ) représentent environ 4 000 personnes. Les H'mongs représentent environ 2 000 personnes regroupées sur les communes de Cacao et Javouhey.

- Population Brésilienne : Metropolitains 53% ; mulâtres 38% ; noirs 6% ; asiatiques 1% ; métis 1% ; indiens 1%)
Source : http://www.outre-mer.gouv.fr/

Articles sur le racisme au brésil :
http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=106
http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=107
http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=108

Nous nous arrêterons quelques centaines de mettre plus loin, juste avant plusieurs restaurants juxtaposant un pont. De part et d’autre de la route, à perte de vue, d’immenses étendues marécageuses dans lesquels broutes une dizaine de zébus. Quelques maisons composent le paysage … J’aimerai visiter le village mais je ne m’en sens pas le courage. La mototaxi me ramène à Macapa, devant le fort. Il m’en demandera la somme de 20 r$.

Curiau
curiau
curiau
curiau
Sur la route vers Curiaù
Curiaù
Curiaù
Curiaù
curiau
curiau
Curiaù
Curiaù

Village de Curiaù
Trop compliqué pour y aller en bus, j'y suis allé en mototaxi (20r$)

Direction maintenant la maison d’art artisanal, à deux pas du fort. Cette « Casa do Artesão » propose une sélection d’objets artisanaux. A coté, ATIPU, plus petit, propose également des objets artisanaux Tumucumaque (Les Tumucumaque viennent des régions montagneuses à la frontière de l’Amapa, du Para, et du Suriname.)

Casa do Artesão Casa do Artesão
Casa do Artesão
Casa do Artesão

Casa do Artesão
Tel: 212-9156
Av. Mendonça Junior et Rua Independencia
Ouvert du Lundi au Samedi de 8h à 16h


ATIPU
Tel: 222 4329
Av. Mendonça Junior et Rua Independencia
Ouvert du Lundi au Samedi de 8h à 12h - 14h 18h


Après cette petite visite, il est temps de faire un point sur quel sera la suite des événements. Je me pose sur un banc un peu plus loin pour consulter mon guide. J’entends soudain une question familière :
-  « Vous êtes français  ? » me demande un brésilien qui passe devant moi.
- « Oui oui » répond je.
- « Moi je suis brésilien, j’habite à Maripasoula, vous êtes ici en vacances ? »

Et la discussion commence… et se poursuit dans un petit stand qui borde le fleuve. Je ne bois habituellement pas d’alcool mais pour ne pas froisser mon acolyte, Roger, j’accepte la bière qu’il m’offre. Il en prendra une deuxième. Vers 12h00 nous décidons d’aller manger au restaurant le Trapiche, situé tout au bout de la jetée du même nom. J’ai pris un vatapa   (Plat brésilien à base de crevettes, huile de poisson et lait de coco avec du pain et du riz) absolument excellent ! Roger lui prendre en guise de repas, une bière ! et de 3 !

Trapiche Restaurante
Tel: 225 2665
Au bout de la jetée.
Mardi au Dimanche – 11h à 00h
Plats de 10 à 20r$

Il m’expliqua qu’il était orpailleur à Maripasoula, sa femme habite à Cayenne, et il est venu à Macapa pour régler quelques problèmes administratifs. Apres une bonne heure et demie au restaurant à causer de tout et de rien, nous décidons de prendre chacun notre chemin. Encore un belle exemple de simplicité des relations humaines que l’on peut trouver au brésil.

 

 

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