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> Mardi 25 avril, 6H00.

Macapa
Population : 336.800 hab.
Superficie : 65624 km²

Quelques bruits d’eau me réveillent doucement d’une bonne nuit bien méritée. Les clients de l’hôtel sont en train de faire leur toilette. Faisons le point sur la journée d’aujourd’hui : tout d’abord trouver un hôtel plus sympa, retirer de l’argent, téléphoner à mes proches, et ensuite visiter la ville. Après avoir consulté mon guide, l’hôtel Amazonas me semble idéal: en centre ville, 25r$ la chambre, sdb privée, pas besoin de plus.

Je sors de ma chambre voir si je peux aller me laver. Un tour du coté des sanitaires me fais rapidement comprendre que je me retiendrais pour ce matin. Les toilettes sont d’une propreté particulièrement douteuse, la chasse d’eau ne fonctionne apparemment plus depuis longtemps. Je ne me rappelai plus qu’au Brésil le papier toilette usagé ne se mettait pas dans les toilettes mais dans une poubelle à coté, les sanitaires de cette hôtel m’ont rapidement et brutalement rappelé ce type de fonctionnement. Du coté de la douche ça peut aller. J’en prends une vite fait, je n’ai pas le choix ça doit faire plus de 24h que je ne me suis pas douché, avec la journée d’hier, je commençais à boucané !  Je repars dans ma chambre, tout propre, je prépare mes affaires, descend payer les 24r$ et pars en direction de l’hôtel Amazonas. Avant de partir je regarde le nom de mon l’hôtel : Hotel San Antonio. Classé dans mon guide comme "hôtel à bas prix à ne choisir qu’en cas de déroute financière", je comprends mieux ! Je traverse donc quelques rues pour rejoindre l’hôtel prévu, 15 min de marche tout au plus. Je goûte aux premières sensations de la ville, au premier regard des gens, aux rues animées… J’arrive à l’hôtel, j’entre par la petite entrée. Il y a un comptoir à gauche avec une jeune femme qui est entrain de discuter avec sa copine et un escalier qui monte, certainement vers les chambres. - - - « Bon dia, uma appartemento para uma noite por favor ? »  J’avais déjà préparé ma phrase, évidement. Hop, c’est emballé, elle a compris, et me passe une clé. Je pense que ma prononciation ne doit pas être très bonne vue qu’elles ont rigolé après. Je monte dans ma chambre qui est au bout du couloir. Le lit est propre en bon état, la salle de bain aussi, un petit ventilateur (indispensable), sur une étagère, je n’ai pas besoin de plus.

hotel amazonas hotel amazonas hotel amazonas
Hotel Amazonas


Hotel Amazonas
Tel: 222 7011
Rua tiradentes, 785
24 r$ la nuit, 1 lit, 1 armoire, 1 ventilateur, 1 sdb & le p'ti dej.
Obs : Parfait pour les petits budgets. Propre, confortable, et convivial.
A l'occasion, passé le bonjour de ma part à Tiéné!

Au bout du couloir de l’hôtel une petite terrasse donne sur le croisement de 2 rues. J’observe quelques minutes…
I
l est temps maintenant d’aller à la visite de Macapa. Je prends mon petit sac à dos, et je descends. Je vais tout d’abord aller chercher un peu d’argent dans un distributeur. La banque choisie sera HSBC, distributeur à l’intérieur, avec un vigile, donc sécurisé. Il n’y a pas grand monde. Sur la dizaine de distributeurs, un seul permet le retrait avec les cartes Visa, Visa Electron, Master Card …etc. Heureusement, il n’y a personne. J’insère ma carte, qui est ensuite recrachée. Un message s’affiche à l’écran mais je ne comprends pas. Bizarre, elle n’est pas acceptée ? Je retente : même scénario. Pour me faciliter la tache aucun mot affiché à l’écran n’est référencé dans mon guide de conversation. Un employé voyant que je ne m’en sortais pas vient m’aider. Il insère ma carte, puis la retire, choisi dans le menu "Saques" qui signifie "retrait", me demande de taper la montant à retirer, ensuite de taper mon code secret, insère à nouveau la carte, la récupère, et mon argent apparaît… C’est clair, je ne pouvais pas deviner tout seul.  Je retire une petite somme, pour le moment. (Pour information, j’apprendrai plus tard par mes relevés de comptes que la banque récupère 2% du montant + 3 euros à chaque retrait.) Je pars ensuite trouver un téléphone pour informer mes proches que tout se passe bien. Les cabines bleues sont repérables de loin car adaptées au climat équatorial, elles forment une sorte de bulle ouverte permettant de se protéger du soleil ou de la pluie. A l’intérieur de la cabine, le téléphone. J’ai acheté auparavant une carte de 40 unités pour 5r$. Je "m’insère" dans la bulle, et tente plusieurs fois de composer le numéro pour joindre ma copine. Je tombe à chaque fois sur un message vocal semblable à celui de France Telecom lors d’un faux numéro mais en version portugaise. J’entends soudain une voix à l’extérieur de ma bulle d’un gars d’une vingtaine d’années me demandant si je suis français. "Oui oui" répond-je. "Vous essayez d’appeler la France ?" me demande t-il, "Non, la Guyane, et je galère un peu d’ailleurs" il s’approche de moi et m’aide gracieusement à composer mon numéro vers la Guyane. La communication sera de courte durée car normalement prévue pour durer 80 min en appel local, elle durera pour ma part moins de 50 secondes. Une fois le combiné raccroché, je remercie le jeune homme. Je lui raconte que je suis là en vacances, je viens de Cayenne, je visite Macapa pour la première fois et que je compte aller d’ici 2-3 jours à Belém par le bateau. Lui travaille à Macapa dans un centre anti-toxicomanie, il vient de Cayenne, et vit à dans une des banlieues de Macapa depuis 3 ans avec sa copine et son enfant. Il voudrait rentrer à Cayenne, la population ici n’est pas accueillante, ses voisins ne lui disent pas bonjour … il ne s’y plait pas. C’est la première fois que j’entends ce discours. Il se propose de me faire visiter la ville.
"Tu ne travailles pas aujourd’hui ?" je lui demande.
"Non, pas aujourd’hui, je travaille quand je veux...»
A tiens …

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Mon acolyte à Macapa
Carrefour de Macapa
Macapa, en centre ville.
Macapa, en centre ville.
Macapa, en centre ville.
Macapa
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macapa
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Macapa
Macapa, pres du fort.
Macapa, pres du fort.
Macapa
Petit marché à Macapa

Nous traversons quelques rues pour nous rendre au fort de Sao José. 
Capitale de l’état d’Amapa, Macapa est une ville d’environ 400 000 habitants pour 6 563 km². (La Guyane:190 000 hab. pour 91 000 km²). La ville a commencé à être bâtie sur les bords de l'Igarapé. Construite de 1764 à 1784 par des esclaves indiens et africains, la Forteresse est la plus grande fortification construite  par les portugais au Brésil. En forme d’étoile, situé au bord du fleuve, son emplacement stratégique permet la surveillance de toute la partie nord de l’embouchure de l’amazone. Elle fut élevée à la catégorie de patrimoine national en 1950. Ce dernier est donc le principal monument touristique de la ville. Autour, des boutiques où l'on peut acheter les riches produits de l'artisanat local.

Mon acolyte du jour me fera la traduction de la petite visite guidée du fort. On visitera les 4 pointes du fort, avec des tourelles postées un peu partout et une quantité impressionnante de canons (apparemment toujours en fonction d’après le guide). Nous visiterons également la caserne des gardes, sorte de grand bâtiment traversé par un long couloir distribuant de grandes pièces ouvertes sans porte servant de chambre, cuisine, salle d’eau … La visite s’interrompra là puisque il est 12h00 et les autres bâtiments du fort sont fermés. Apres avoir inscrit nom, prénom, ville sur un petit cahier à la sortie du fort, nous nous dirigerons vers le Trapiche Eliezer Levi.

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Fort de Sao José. 
L'entrée
Caserne des gardes
Fort de Sao José
Fort de Sao José
Fort_sao_josé
Fort_sao_josé
     
Fort de Sao José
Fort de Sao José
     

Fortaleza de São José de Macapa
Entrée par l'av Henrique Galùcio
Entrée gGratuite.
Horaires : 9h - 18h


L
e Trapiche Eliezer Levi. 472m de long. Au bout un restaurant et tout le long de cette jetée un rail permettant à un petit "métro" d’une dizaine de places de faire l’aller-retour. Il ne fonctionnait pas durant mon séjour. La ballade est agréable. Plein de petits bateaux au moteur pétaradant partent du port pour se perdre derrière les iles au large… Des abris au bout de la jetée permettent à des gens de faire leur petite sieste. Nous faisons le tour et observons la statue de Sao José posé au milieu de la mer.
- Je demande : "Tu sais pourquoi la statues est tournée vers le large?"
- "Ben parce qu’elle est au milieu de la mer, c’est la statue de Sao José".
- "hmm… ouais, mais tu ne sais pas pourquoi elle est tournée vers la mer et pas la ville ?"
- "Elle a été construite au milieu de la mer, elle est là, c’est comme ça…"
- "Bon d’accord…."
Je saurais par une autre personne qu’elle est dirigée vers le large pour protéger la ville de Macapa des vagues.

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Trapiche Eliezer Levi
statue de Sao José
Trapiche Eliezer Levi

La faim nous gagne, nous nous dirigeons vers un resto au kilo pas cher, du nom de CLR pour "Central Lanches a Refeicoes". Je me régalerai avec du couac fin typique au brésil, une tranche de viande bien grillée, et quelques accompagnements (haricots rouge, salades…), mon acolyte prendra un couac feijoada (haricot rouge). Pour faire passer tout ça, une bonne bouteille de guarana. Je lui paye le repas (12r$ pour deux). Il est 14h30 l’heure de faire une petite sieste. Mon guide m’accompagnera jusqu'à mon hôtel, avant que nos chemins se séparent. Juste avant de partir il me demandera 10r$, je n’ai pas osé lui demander pourquoi, de toute façon je ne les avais pas… Apres une petite sieste (de 2h quand même) sous le vent de mon petit ventilateur, je me lève et décide d’aller tester un cyber café pas loin de l’hôtel. 2r$ l’heure, c’est donné. Ok, la connexion est lente, les ordinateurs sous Windows 98 sont obsolètes, il fait super chaud, mais j’ai une connexion avec le monde pour 2r$ !
Ensuite retour à l’hôtel et dodo !



 

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